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BlackCore est une entité sionsite identifiée par les services de renseignement français comme étant à l'origine de la campagne d'ingérence numérique contre des candidats de La France insoumise lors des élections municipales de mars 2026.[1]
Présentation[modifier | modifier le wikicode]
BlackCore se définit sur son site vitrine désormais hors ligne comme une « entreprise d'élite spécialisée dans l'influence le cyber et les technologies conçue pour l'ère moderne de la guerre de l'information ». Elle affirme pouvoir accompagner « gouvernements » et « campagnes politiques » pour « façonner les récits ».[2]
Ses plaquettes promotionnelles décrivent un modèle de campagne politique incluant le déploiement de 1 600 avatars sur les réseaux sociaux. Les objectifs annoncés sont l'infiltration de groupes Facebook la manipulation de tendances sur TikTok et la manipulation de sondages sur Instagram. L'entité promet jusqu'à un million de publications par mois en fin de campagne.
Une autre plaquette présente un programme de formation de quatre semaines destiné aux artisans des campagnes de communication du gouvernement angolais. Ce programme est présenté comme ayant été proposé en février 2026.
Incohérences[modifier | modifier le wikicode]
BlackCore revendique quinze ans d'expérience dans son domaine. Pourtant son nom de domaine « blackcore.online » n'a été enregistré qu'en août 2025 auprès d'un bureau d'enregistrement islandais avec déclarant anonyme. L'hébergement a d'abord été effectué chez Wix une entreprise basée à Tel-Aviv avant de migrer vers Cloudflare.[2]
L'entité ne figure dans aucun registre national des entreprises. Son site n'affiche ni adresse postale ni numéro de téléphone ni organigramme. Aucune trace d'existence légale n'a pu être établie.
Liens avec des entreprises israéliennes[modifier | modifier le wikicode]
Une enquête conjointe de Libération et du quotidien israélien Haaretz publiée le 14 mai 2026 a révélé que l'infrastructure numérique de BlackCore menait vers deux entreprises immatriculées en Israël.[3]
Galacticos Ltd.[modifier | modifier le wikicode]
Galacticos Ltd. est une entreprise créée en avril 2022 domiciliée rue HaHashmonaim à Tel-Aviv à l'adresse du cabinet d'avocats Afik & Co. Son directeur est Doron Afik avocat spécialisé en droit des affaires. L'entreprise développe un outil de génération d'avatars destinés à des campagnes d'influence sur les réseaux sociaux.
L'ancien directeur général de l'agence nationale de cybersécurité israélienne Yigal Unna est apparu en septembre 2025 à un événement organisé au cabinet Afik & Co. Il y est présenté comme étant lié à Galacticos.AI.
SNI Digital[modifier | modifier le wikicode]
SNI Digital est la seconde entreprise liée à BlackCore. Ses actionnaires incluent Guy Geyor ancien candidat de téléréalité reconverti dans l'entrepreneuriat tech et Nir Benita. Ce dernier a effectué dix ans de carrière au sein de l'unité 8200 de l'armée israélienne dédiée au cyberespionnage.
Les deux sociétés Galacticos et SNI Digital partagent le même directeur et les mêmes actionnaires.
Boîte à outils d'influence[modifier | modifier le wikicode]
L'enquête a permis d'identifier une série d'outils en développement hébergés sur les mêmes serveurs que BlackCore. Ces outils incluent un générateur de données d'avatars un outil de recherche de groupes Facebook un système de gestion d'agents IA sur les réseaux sociaux et un outil de construction automatisée de communautés en ligne.
Le code source de l'un de ces outils contient le nom de « Galacticos AI ». Plusieurs sous-domaines de Galacticos renvoient vers les mêmes infrastructures que BlackCore.
Rôle dans l'ingérence contre LFI[modifier | modifier le wikicode]
En mars 2026 le service français Viginum détecte une campagne coordonnée de dénigrement visant les candidats insoumis aux municipales. Cette campagne utilise de faux sites internet des comptes automatisés et des images générées par intelligence artificielle.[1]
Les investigations des services français remontent jusqu'à BlackCore. Meta la maison-mère de Facebook confirme que l'activité malveillante sur ses plateformes provenait d'Israël.
Le 14 mai 2026 une source proche du dossier confirme à l'AFP que la campagne a bien été opérée depuis Israël sans que le caractère étatique ou non de l'opération soit formellement établi.[3]
Moins de deux heures après la prise de contact des journalistes de Libération et Haaretz avec les personnes liées à Galacticos l'ensemble des sites du réseau découverts durant l'investigation sont rendus inaccessibles.
Voir aussi[modifier | modifier le wikicode]
Références[modifier | modifier le wikicode]
- ↑ 1,0 et 1,1 "Municipales 2026 : Deux candidats LFI, à Marseille et Toulouse, ciblés par une ingérence numérique étrangère" (2026-03-10). 20minutes.
- ↑ 2,0 et 2,1 Amaelle Guiton (2026-05-14). "De Marseille à Tel-Aviv, sur la piste de la campagne de désinformation contre LFI aux municipales" Libération.
- ↑ 3,0 et 3,1 Anthony Berthelier (2026-05-14). "La campagne d'ingérence visant des candidats LFI aux municipales a bien été opérée depuis Israël" Le HuffPost.