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Ingérence sioniste contre LFI

De ProleWiki

L'ingérence numérique contre Sébastien Delogu et François Piquemal est une campagne de déstabilisation ciblant deux figures de La France insoumise (LFI) lors des élections municipales de mars 2026.[1] Sébastien Delogu est député et candidat à la mairie de Marseille.[2] François Piquemal est quant à lui candidat à la mairie de Toulouse.[3]

En mars 2026 les deux candidats sont la cible d'une vaste opération coordonnée sur internet. Cette campagne de dénigrement s'appuie sur des méthodes d'ingérence multiples : déploiement d'une nébuleuse de faux comptes, utilisation de photos générées par intelligence artificielle et diffusion de fausses informations. L'attaque a notamment pris la forme d'un faux site internet, baptisé le « blog de Sophie », qui usurpait l'identité d'une prétendue ancienne collaboratrice pour lancer des accusations diffamatoires contre les candidats.[1]

Les autorités estiment pour le moment que cette ingérence est d'origine israélienne.[1][2] Les investigations ayant révélé que ce réseau de faux comptes était utilisé pour promouvoir les éléments de langage d'Elnet, un lobby pro-israélien implanté en Europe.[1] Cette opération vise directement à saboter leurs campagnes électorales pour faire payer aux deux candidats leur engagement ferme contre le génocide palestinien.

Sébastien Delogu et François Piquemal ont officiellement déposé plainte auprès de la justice pour diffamation et ingérence. Des enquêtes officielles menées par les services de l'État comme Viginum sont actuellement en cours pour démanteler entièrement ce réseau d'influence étranger.[3]

Contexte[modifier | modifier le wikicode]

Cette opération s'inscrit dans un conflit ouvert entre La France insoumise et les réseaux d'influence pro-israéliens en Europe. LFI est l'un des partis politiques français les plus actifs dans la dénonciation du génocide à Gaza et dans la défense des droits du peuple palestinien. Ses positions fermement propalestiniennes lui valent l'hostilité organisée de plusieurs lobbys sionistes.

Elnet (European Leadership Network) est une organisation pro-israélienne qui promeut les liens entre l'État hébreu et les pays européens. Cette organisation est réputée proche du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou. Elnet dispose d'une branche française enregistrée légalement et mène un lobbying actif auprès des élus et décideurs français. L'organisation est en conflit ouvert avec LFI depuis le 7 octobre.

En mars 2026 le service Viginum détecte que les faux comptes utilisés dans la campagne de dénigrement contre les candidats insoumis relayaient les éléments de langage de la branche française d'Elnet. Cette convergence constitue un indice sérieux sur l'origine et les motivations de l'opération.

Déroulement de la campagne[modifier | modifier le wikicode]

Sébastien Delogu[modifier | modifier le wikicode]

Sébastien Delogu député des Bouches-du-Rhône est candidat à la mairie de Marseille. Il est la cible principale d'un faux blog baptisé le « blog de Sophie ». Ce site se présente comme celui d'une ancienne collaboratrice écrivant sous pseudonyme. Il contient des accusations de viol et de violences contre le député.[4]

Des tracts comportant un QR code renvoyant vers ce blog sont placardés dans plusieurs endroits de Marseille y compris sur des panneaux d'affichage électoral. Des journalistes couvrant la campagne sont contactés par courriel anonyme pour attirer leur attention sur le site.

Un autre site vise à moquer les positions pro-palestiniennes du candidat en prétendant vendre un calendrier de photos de lui dénudé. Ces images sont manifestement générées par intelligence artificielle. Leur bénéfice est présenté comme destiné aux gazaouies.

François Piquemal[modifier | modifier le wikicode]

François Piquemal député de Haute-Garonne est candidat à la mairie de Toulouse. Une page web est créée pour dénigrer son bilan de conseiller municipal.[4] Une fausse page Facebook circule également à son nom relayant de fausses informations. Son adresse personnelle est divulguée publiquement sur internet.

David Guiraud[modifier | modifier le wikicode]

Une semaine après la révélation de la campagne contre Delogu et Piquemal Viginum identifie de nouvelles pages Facebook rattachées au même écosystème de faux comptes. Ces pages ciblent cette fois David Guiraud candidat insoumis à la mairie de Roubaix.[4]

Méthodes employées[modifier | modifier le wikicode]

L'opération mobilise des techniques de manipulation sophistiquées. Un quatrième site baptisé « l'Alternative 2026 » sous-titré « pour une France plus musulmane » prétend aider les citoyens musulmans à identifier les candidats défendant leurs intérêts. Il liste exclusivement les têtes de liste insoumises en évoquant l'extension de la prière ou l'application de la charia.

La page web visant François Piquemal contient une phrase résiduelle qui trahit l'usage de ChatGPT dans sa rédaction. Certaines images utilisées sont générées par l'IA Google Gemini. Des contenus sponsorisés sont achetés sur le site de l'agence de presse américaine Associated Press.

Les noms de domaine des sites frauduleux ont été enregistrés aux Bahamas entre le 9 et le 19 février 2026. Les faux comptes utilisés pour relayer la campagne sur les réseaux sociaux présentent des photos de profil générées par IA. Leurs défauts de génération sont visibles : doigts surnuméraires ou manquants enseignes illisibles décors inexistants.

Enquête sur l'origine de l'opération[modifier | modifier le wikicode]

BlackCore[modifier | modifier le wikicode]

Le 12 mars 2026 le Réseau de coordination et de protection des élections (RCPE) réunissant Viginum le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) le ministère de l'Intérieur et l'Arcom qualifie officiellement l'opération d'« ingérence numérique étrangère ».[1]

Les services français remontent jusqu'à une entité nommée « BlackCore ». Cette mystérieuse organisation se présente sur un site vitrine comme une « entreprise d'élite spécialisée dans l'influence le cyber et les technologies conçue pour l'ère moderne de la guerre de l'information ». Elle revendique pouvoir accompagner gouvernements et campagnes politiques pour « façonner les récits ». Ses plaquettes détaillent des stratégies de déploiement de 1 600 avatars sur les réseaux sociaux des capacités d'infiltration de groupes Facebook et de manipulation de tendances.

BlackCore revendique quinze ans d'expérience mais son nom de domaine n'a été enregistré qu'en août 2025. L'entité ne figure dans aucun registre national des entreprises. Son site n'affiche ni adresse ni numéro de téléphone ni organigramme.

La piste israélienne[modifier | modifier le wikicode]

En mai 2026 une enquête conjointe du quotidien français Libération et du quotidien israélien Haaretz établit que l'infrastructure numérique de BlackCore mène à deux entreprises basées en Israël : Galacticos Ltd. et SNI Digital.[5]

Ces deux sociétés partagent le même directeur Doron Afik un avocat spécialisé en droit des affaires. Leurs actionnaires incluent Guy Geyor ancien candidat de téléréalité reconverti dans la tech et Nir Benita. Ce dernier a effectué dix ans de carrière au sein de l'unité 8200 de l'armée israélienne dédiée au cyberespionnage.

L'enquête révèle que l'ancien directeur général de l'agence nationale de cybersécurité israélienne Yigal Unna est apparu lors d'un événement organisé dans les bureaux du cabinet Afik. Il y est présenté comme étant lié à Galacticos.AI.

Meta la maison-mère de Facebook et Instagram confirme de son côté que l'activité malveillante sur ses plateformes provenait d'Israël. L'entreprise américaine impute à un seul acteur la campagne contre les insoumis et une opération au bénéfice d'un gouvernement africain.

Le 14 mai 2026 une source proche du dossier confirme à l'AFP que la campagne d'ingérence a bien été opérée depuis Israël.[1] Le caractère étatique ou non de cette ingérence n'est pas formellement établi.

Quelques heures après la prise de contact des journalistes de Libération et Haaretz avec les personnes liées à Galacticos l'ensemble des sites web découverts durant l'investigation sont rendus inaccessibles.

Suites judiciaires[modifier | modifier le wikicode]

Le parquet de Marseille a ouvert une enquête pour diffamation suite à la plainte de Sébastien Delogu.[2] François Piquemal a déposé une plainte complémentaire pour divulgation d'informations personnelles son adresse ayant été publiée en ligne.[3]

Fin mars 2026 François Piquemal annonce déposer un recours en annulation de l'élection municipale à Toulouse en lien avec ces ingérences étrangères. Ses avocats dénoncent la création de faux sites et de faux comptes ayant pour objet d'altérer l'information des citoyens et de peser sur le résultat des élections.

Voir aussi[modifier | modifier le wikicode]

Références[modifier | modifier le wikicode]

  1. ↑ 1,0 1,1 1,2 1,3 1,4 et 1,5
    « Après une attaque russe contre un candidat parisien, une campagne de dénigrement numérique visant les candidats LFI Delogu et Piquemal a été détectée. Un lobby pro-israélien est suspecté »

    "Municipales 2026 : Deux candidats LFI, à Marseille et Toulouse, ciblés par une ingérence numérique étrangère" (2026-03-10). 20minutes.
  2. ↑ 2,0 2,1 et 2,2 Christophe Van Veen (2026-03-10). "Municipales 2026 : le député de Marseille Sébastien Delogu est-il visé par une ingérence étrangère sur internet ?" Francebleu.
  3. ↑ 3,0 3,1 et 3,2 Flora Midy (2026-10-03). "Municipales 2026 : le candidat LFI François Piquemal porte plainte pour ingérence numérique" Francebleu.
  4. ↑ 4,0 4,1 et 4,2 Florian Reynaud, Gilles Rof, Damien Leloup (2026-03-09). "Sébastien Delogu, François Piquemal et LFI ciblés par une campagne de désinformation en pleine campagne des municipales" Le Monde.
  5. ↑ "Une plateforme de LFI visée par une cyberattaque" (2026-05-12). Le Monde.