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Parti socialiste (France)

De ProleWiki
Parti socialiste

PrésidentOlivier Faure
FondateurFrançois Mitterrand
Création4 mai 1969 (SFIO)
13 juin 1971 (Congrès d'Épinay)
Siège99 rue Molière 94200 Ivry-sur-Seine
PositionnementSocialisme démocratique
Libéralisme
Site web
parti-socialiste.fr


Le Parti socialiste (PS) est un parti politique français de social-démocrate. Fondé officiellement en 1969 pour succéder à la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) il est refondé en 1971 au Congrès d'Épinay sous la direction de François Mitterrand.[1]

Le PS se présente historiquement comme un parti de gauche. Pourtant à chaque fois qu'il a gouverné il a mené des politiques néolibérales contraires aux intérêts de la classe ouvrière.[2] Le PS a été un acteur central de la destruction du modèle social français et de la soumission aux institutions européennes et aux marchés financiers.[3]

Pour les marxistes-léninistes le PS est un parti bourgeois. Sa fonction historique est de gérer le capitalisme français tout en désamorçant les aspirations révolutionnaires de la classe ouvrière.[4]

Histoire[modifier | modifier le wikicode]

Origines et fondation[modifier | modifier le wikicode]

Le PS est l'héritier direct de la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) fondée en 1905. La SFIO a trahi la classe ouvrière dès 1914 en votant les crédits de guerre et en participant à l'Union sacrée.[4] En 1936 le gouvernement de Léon Blum au lieu d'approfondir les conquêtes ouvrières a écrasé les grèves qui l'avaient porté au pouvoir.[4]

Après la guerre d'Algérie et le soutien à Charles de Gaulle la SFIO s'effondre électoralement. Le PS est créé en 1969 puis refondé au Congrès d'Épinay en 1971. François Mitterrand conçoit le PS comme une machine électorale capable de rassembler la gauche non communiste pour conquérir le pouvoir.[5]

L'ère Mitterrand (1981-1995)[modifier | modifier le wikicode]

François Mitterrand est élu président en 1981 avec le soutien du Parti communiste français (PCF). Il forme un gouvernement d'union de la gauche avec des ministres communistes. La première année des réformes progressistes sont adoptées : abolition de la peine de mort nationalisations et retraite à 60 ans.[5]

Dès 1983 le gouvernement opère le « tournant de la rigueur ». Il abandonne le programme commun et adopte une politique d'austérité. Les salaires sont désindexés des prix. Le contrôle des crédits et des taux d'intérêt est supprimé. Les marchés financiers sont déréglementés. Les produits dérivés financiers sont légalisés.[2] Dès son discours de politique générale du 8 juillet 1981 le Premier ministre Pierre Mauroy annonçait l'intention de mener une politique de rigueur budgétaire tout en défendant le franc dans le système monétaire européen.[2]

Mitterrand soutient le Traité de Maastricht en 1992 (La France perd son indépendance monétaire). Les États sont désormais soumis aux emprunts sur les marchés financiers.[2] Le PS abandonne définitivement toute référence au marxisme et se convertit pleinement à l'économie de marché.[6]

L'ère Jospin (1997-2002)[modifier | modifier le wikicode]

En 1997 Lionel Jospin devient Premier ministre après la dissolution de l'Assemblée nationale. La croissance économique est forte. Des marges de manoeuvre financières considérables existent.[2]

Le gouvernement Jospin privatise massivement. France Télécom, le CIC, le Crédit Lyonnais, les autoroutes ASF, Air France, et EADS passent au privé.[2] La loi des 35 heures est mise en place mais elle s'accompagne d'exonérations massives de cotisations sociales pour les entreprises.[7] Les grandes entreprises du CAC 40 sont autorisées à racheter jusqu'à 10 % de leurs actions et la fiscalité sur les plus-values boursières est réduite.[2]

En 1999 la croissance dépasse les prévisions. Une « cagnotte » de quinze milliards d'euros de recettes fiscales supplémentaires apparaît. Plutôt que de l'orienter vers les plus pauvres le gouvernement choisit de baisser la tranche supérieure de l'impôt sur le revenu. Ce sont les plus riches qui en bénéficient.[2]

En mars 2002 Jospin affirme sur France 2 qu'il est socialiste d'inspiration mais que le projet qu'il propose n'est pas un projet socialiste.[8] Le 21 avril 2002 il est éliminé dès le premier tour de l'élection présidentielle.

Le quinquennat Hollande (2012-2017)[modifier | modifier le wikicode]

François Hollande est élu en 2012. Pendant la campagne au Bourget il désigne la finance comme son adversaire principal.[2] Une fois élu il nomme Emmanuel Macron secrétaire général adjoint de son cabinet. Macron deviendra ministre de l'Économie en 2014.[2]

Le quinquennat est marqué par le Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE). Ce dispositif représente 20 milliards d'euros par an de cadeaux au patronat sans aucune contrepartie.[2] La loi Macron de 2015 et la loi Travail dite « El Khomri » de 2016 déréglementent le droit du travail. Les licenciements sont facilités. Les accords d'entreprise peuvent désormais déroger à la loi dans un sens défavorable aux salariés.[9]

Sous le mandat de Marisol Touraine le budget de la Sécurité sociale atteint des niveaux historiquement bas.[2] Le nombre de lits d'hôpital diminue pendant que la population augmente. Les passages aux urgences doublent en dix ans (On passe de 10 à 20 millions de passages par an).[2] Les cliniques privées à but lucratif et les EHPAD privés se développent massivement.[2]

À partir de 2014 le gouvernement réprime durement les manifestations.[2] Manuel Valls devient Premier ministre en 2014. Il incarne la synthèse parfaite de la dérive sécuritaire et libérale du PS.[10]

Déclin et recomposition (2017-2026)[modifier | modifier le wikicode]

Le PS s'effondre électoralement après le quinquennat Hollande. En 2017 Benoît Hamon candidat du PS n'obtient que 62 % des voix. En 2022 Anne Hidalgo tombe à 18 %. Le PS perd son statut de parti dominant de la gauche.[2]

En 2022 le PS participe à la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (NUPES) et en 2024 il participe au Nouveau Front populaire (NFP). Le parti est alors dirigé par Olivier Faure. Faure a pourtant voté toutes les lois de régression sociale du quinquennat Hollande.[2] Pour les critiques de gauche ces alliances permettent au PS de survivre électoralement. Son bilan historique justifierait au contraire sa disparition.[2]

En juin 2025 le Congrès du PS oppose Nicolas Mayer-Rossignol et Olivier Faure. Le débat porte sur la stratégie d'alliance avec La France insoumise. Aucun des deux candidats ne propose de rupture avec le capitalisme.[2]

Idéologie et pratique[modifier | modifier le wikicode]

De la lutte des classes à la gestion du capitalisme[modifier | modifier le wikicode]

Le PS s'est construit contre le Parti communiste français. Il propose une alternative réformiste au marxisme.[4] Dès le Congrès d'Épinay Mitterrand cherche à rendre le PS hégémonique à gauche, l'objectif est donc de marginaliser le PCF.[5]

La social-démocratie accepte le cadre du capitalisme. Elle cherche à en atténuer les effets sans jamais remettre en cause la propriété privée des moyens de production.[2] Le PS pratique un jeu classique. Il fait des promesses antilibérales quand il est dans l'opposition mais une fois au pouvoir il applique une politique libérale et impérialiste.

Fonction politique objective[modifier | modifier le wikicode]

La fonction objective du PS est de servir de parti de rechange acceptable pour la bourgeoisie. Il permet d'alterner avec la droite sans jamais changer l'orientation économique fondamentale.[3] Le PS applique la même politique que les partis de droite tout en prétendant représenter la gauche. Ce mensonge est dangereux. Il désoriente les électeurs de gauche et empêche l'émergence d'une véritable alternative.[3]

Pour les marxistes-léninistes le PS remplit une fonction contre-révolutionnaire. Il absorbe les aspirations de transformation sociale de la classe ouvrière pour les neutraliser. Au final, chaque gouvernement PS a renforcé le capitalisme français et affaibli les conquêtes sociales.[4]

Critiques[modifier | modifier le wikicode]

La campagne « Plus jamais PS »[modifier | modifier le wikicode]

En 2016 pendant la contestation contre la loi Travail une pétition citoyenne est lancée. Des citoyens s'engagent à ne plus jamais voter pour le PS.[11]

Le PS est structurellement incompatible avec un projet de rupture avec l'ordre libéral. Toute alliance avec ce parti conduit à la défaite des intérêts populaires. Le courant révolutionnaire considère que le PS doit être isolé et réduit à néant. C'est la condition pour qu'émerge une véritable alternative socialiste.

Bilan des trahisons[modifier | modifier le wikicode]

Le PS a constamment trahi les intérêts de la classe ouvrière à chaque fois qu'il a exercé le pouvoir :

  • 1983 : abandon du programme commun et tournant de la rigueur sous Mitterrand[5]
  • 1992 : soutien au traité de Maastricht et soumission aux marchés financiers[2]
  • 1997-2002 : privatisations massives sous Jospin[7]
  • 2002 : Jospin affirme que son projet n'est pas socialiste[8]
  • 2012-2017 : CICE loi Travail et répression des manifestations sous Hollande[2]
  • 2022-2025 : participation au NFP sans rupture avec le capitalisme[2]

Voir aussi[modifier | modifier le wikicode]

Références[modifier | modifier le wikicode]